conseils du jour

Octobre 2018: Attention sècheresse!

N'oubliez pas les arrosages cet automne, la sècheresse crée un très fort stress chez la plupart des végétaux: arbustes, vivaces et jeunes arbres fruitiers ou ornementaux. Insistez particulièrement sur les végétaux plantés ce printemps...


Mai 2017:

Limaces et chenilles, des ravageurs bien trop voraces…

Si les grosses limaces rouges ou loches (Arion rufus) sont les plus visibles, elles ne sont pas vraiment parmi les phytophages les plus voraces, leurs cousines grises (Deroceras reticulanum) bien que petites, font de gros dégâts sur les feuillages, principalement entre les nervures, allant jusqu’à faire disparaître un jeune semis en une nuit. Leur activité est principalement nocturne avec bien sûr présence d’humidité sans laquelle elles ne peuvent pas produire le mucus nécessaire à leur déplacement. Pour les combattre, des techniques de barrage peuvent être efficaces, vous pourrez utiliser tout produit plutôt fin et coupant disponibles dans le commerce comme les coquilles marines broyées et des barrières physiques comme des collerettes ou encore des filets bordures mais ces derniers sont coûteux et pas toujours efficaces. Le Phosphate de Fer en granulés, utilisable en Agriculture biologique, est efficace en lutte chimique et sans danger pour les animaux domestiques mais avec un effet toxique possible pour les hérissons. Vous ne l’utiliserez que dans les coffres ou autres bacs de culture inaccessibles à ce petit mammifère bien utile contre ces gastéropodes. Je vous conseille aussi l’emploi des pièges à bière dont l’odeur est très attirante pour les limaces, elles se noieront dans le récipient en verre que vous aurez légèrement enterré dans le sol et protégé de la pluie. Enfin, si votre Bourrache devient un peu trop envahissante, les tiges légèrement piquantes seront posées sur le sol autour des semis et des jeunes plantations afin de stopper le déplacement des plus grosses limaces.

Débarrassés ou presque des mollusques, il faudra s’intéresser à la lutte contre les chenilles. Si le combat contre la pyrale du buis (cf. mon précédent article sur le sujet) demeure, hélas, de mon point de vue, difficile, il sera encore possible de limiter les populations de carpocapses des pommes (Cydia pomonella). Ce papillon nocturne a le défaut de venir pondre sur le fruit encore tendre et de laisser ainsi se développer ses larves au détriment de l’intérieur des jeunes pommes, poires ou encore des noix, en occasionnant des dégâts irréversibles pour les récoltes.

La lutte s’organise avant la reproduction autour de la pose sur les branches de diffuseurs d’hormones femelles entraînant une confusion sexuelle trompant les mâles et les épuisant ainsi qu’avec la pose de pièges à phéromones dès la mi-Avril, à renouveler trois fois au mois. Je vous conseille de compléter cette action avec des larvicides biologiques : bactérie (Bacillus thuringiensis 3a3b) ou bien encore virus (Carpovirus CpGV), tous les deux homologués pour la lutte en agriculture biologique. Vous pourrez également poser des bandes pièges (cartons ondulés) sur les troncs des arbres afin de capturer les larves et diminuer la population de l’année suivante. Des nématodes (vers microscopiques) achetés dans la catégorie des moyens biologiques peuvent aussi réduire fortement la population de larves hivernantes.


Septembre 2016:

Le ‘paillage’ un acte de résistance !

Pailler oui mais pourquoi ? Le paillage avec du Bois Raméal Fragmenté (B.R.F.) permet de garder l’eau dans le sol en limitant son évaporation en période sèche. Le véritable B.R.F. est constitué de jeunes rameaux d’arbres ou d’arbustes feuillus broyés dans le sens de longueur si possible. Les broyeurs spécifiques sont constitués de couteaux et surtout de marteaux destinés à écraser les fibres du bois. En plus de cette fonction de rétention de l’eau, le B.R.F. va apporter à terme la matière organique nécessaire et permettra d’améliorer la vie biologique dans le sol. Pour ceux qui n’auraient pas les moyens de récupérer ou fabriquer ce B.R.F., je vous conseille à minima de pailler la surface du sol avec 20cm d’un broyage classique de rameaux ou d’écorces. Pour le potager, de la paille, de l’herbe sèche, des cartons (moins esthétique) peuvent aussi jouer un rôle positif. Le but est de limiter le stress hydrique chez les végétaux, principalement dans la vallée du Grésivaudan habituée aux étés secs et chauds, et plus globalement d’économiser l’eau d’arrosage. Dernier conseil : je vous incite à broyer vos branches défeuillées, lors de vos tailles de fin d’hiver, votre B.R.F. sera bien meilleur.


Décembre 2015:

Faut-il épandre épandre des écorces au pied de ses rosiers? En fait, les rosiers n’aiment pas l’humidité, on évitera donc d’utiliser toute sorte de paillage destiné à éviter l’évaporation de l’eau du sol. Il faudra hélas désherber les rosiers et laisser le sol toujours nu. Utiliser les écorces sur d'autres végétaux moins sensibles à l'humidité du sol, plus exigeants en eau, vous limiterez ainsi le développement des adventices qui seront de plus faciles à arracher.

Novembre 2015:    Suite et fin des opérations de taille avant les gelées. A vos sécateurs!

CHOIX: Le sécateur est l’outil principal du jardinier mais il est bien trop souvent mal choisi et peu entretenu. Quelques règles importantes qui faciliteront la vie du jardinier : les gauchers trouveront le sécateur adapté et comme les droitiers, ils choisiront la dimension adaptée à leur main. Avant l’achat, ouvrez les branches du sécateur, vous devez pouvoir le refermer facilement sans forcer. Pour les mordus de la taille, la poignée tournante évitera les frottements et donc les ampoules. Un étui de protection  à la ceinture vous permettra de protéger la lame, d’éviter de le poser sur le sol, de le perdre et de vous blesser. Enfin préférer  un sécateur de qualité avec des pièces que vous pourrez remplacer si besoin (lame, ressort...), la carte du durable tout simplement !

ENTRETIEN: La sève des végétaux taillés se colle aux lames du sécateur, elle contient énormément d’agents responsables de maladies (virus, bactéries, champignons…). En coupant d’autres plantes, vous transmettrez hélas ces maladies aux végétaux sains. Beaucoup de problèmes sanitaires pourraient être évités par une désinfection des outils de coupe (c’est aussi valable pour les scies…) avec de l’alcool ou mieux avec de l’eau de javel. Nettoyez la lame et contre-lame à l’eau avec un tampon récurant sans toucher le fil (partie coupante) puis désinfectez. Avant de remiser le sécateur pour l’hiver, n’oubliez pas d’essuyer les parties coupantes après usage et de les recouvrir d’un peu d’huile afin de prévenir la rouille. Les sécateurs sont à considérer comme des outils chirurgicaux, ils occasionnent des blessures sur les végétaux, pensez à les affûter régulièrement pour obtenir des coupes nettes à cicatrisation plus rapide. N’hésitez pas à changer la lame si besoin.

Septembre 2015 au jardin:

L’automne est déjà bien là, il va plonger les  végétaux dans un repos végétatif progressif, mais du même coup permettre aux jardiniers de passer à l’action! Les plantations vont pouvoir débuter dans le Grésivaudan avec les végétaux en conteneurs ou en mottes à partir de la mi-octobre puis dès le début du mois de novembre pour les racines nues. Et la Sainte-Catherine dans tout cela? Le dicton bien connu n’est qu’un repère destiné à encadrer une période plus large qui peut s’étendre jusqu’au premières gelées. Les jardiniers soucieux de suivre le calendrier lunaire savent que ce n’est pas une date anniversaire qui va dicter la réussite de la plantation mais la lune et ses différentes phases, ainsi certains jours  et créneaux horaires, les travaux de taille, de plantation seront déconseillés. C’est le cas cette année pour les jours qui encadrent la St-Catherine ! A cela se rajoute le changement climatique qui depuis plusieurs années déjà modifie les périodes de plantation, bref le jardinier ne sait plus vraiment à quel saint se vouer…

C.S.Abaca-Végétal/092015


Juillet 2015 au jardin: Nouvelle attaque des pyrales sur les buis qui étaient bien repartis! Cette fois les dégâts sont encore plus importants sur les nouvelles pousses bien tendres. Sauf dans les conceptions architecturées anciennes, un remplacement par d'autres espèces que le buis est souhaitable pour quelques unités présentes dans le jardin, le combat devient trop inégal!! Et toujours la lutte à base de Bacillus Thurengiensis + pose de pièges à phéromones pour les mâles.

Sécheresse: Plus que jamais, le binage des sols nus et un paillage de 15/20cm avec des copeaux de bois ou du Bois Raméal Fragmenté (BRF) s'impose!

C.S.Abaca/072015


Juin 2015 au jardin :  Une fois encore, les plants de tomates souffrent des conséquences de l'humidité et des températures basses. Preuve est faite que l'on ne doit pas se précipiter pour les planter. De même une culture sous-abri s'impose à présent et ce depuis quelques années afin d'assurer une récolte estivale correcte.

Les traitements préventifs au cuivre (bouillie bordelaise) mais aussi au soufre sont hélas nécessaires contre les maladies cryptogamiques. Attention à respecter les doses, car bien qu'autorisés en AB, ce sont des matières actives polluantes à haute dose et fréquence. Pour le virus de la mosaïque, hélas point de solution miracle en dehors de l'achat de plants greffés plus résistants mais..plus chers!

C.S./Abaca/062015


Avril 2015 au jardin:

Attention à vos buis! Une chenille particulièrement vorace s'attaque au feuillage persistant, jeune mais aussi plus ancien. Plusieurs centaines d'individus peuvent être recensés sur un seul pied de buis et faire de sérieux dégâts. la Pyrale du buis est apparue en France il y a moins de 10 ans et sont développement est rapide. Dans la vallée du Grésivaudan, les dégâts sont repérables dès la mi-Avril. Des filaments, des oeufs (plus difficile à repérer), et bien sûr des chenilles très abondantes, vertes à bandes noires de 3cm environ, souvent cachées sous une feuille. L'adulte est un papillon nocturne blanc ivoire. Méthode de lutte: piéger les mâles adultes par des pièges à phéromones dès le début Avril et cet automne surtout, Bacillus thurengiensis pour les chenilles à renouveler au moins trois fois jusqu'en juin. Eviter les insecticides nuisibles à la faune auxiliaire et aux abeilles principalement. Et...avec patience: ramassage et destruction, ces chenilles ne sont pas urticantes. Le changement climatique favorise hélas le développement de cet insecte, cet hiver doux lui a été très favorable...

C.S.04/Abaca/2015


Mars 2015 au jardin:
Chenilles processionnaires attention! Si vous ne les avez pas supprimés cet hiver, les cocons de chenille sont à enlever d'urgence et ce avant le départ des chenilles pour une procession qui les mènera vers d'autres arbres.
Pour les cocons placés trop haut, posez des pièges à chenilles que l'on peut trouver dans le commerce.

Février 2015 au jardin.
C'est le moment de réaliser la taille de formation des rosiers grimpants dont les bourgeons s'ouvrent et démontrent que la montée de sève bien en route depuis mi-janvier chez les rosiers. Pour les grimpants, un seul mot d'ordre: rajeunir! Ne pas hésiter à supprimer les grandes branches de gros diamètres et disgrâcieuses, surtout si vous avez en réserve de belles pousses d'un ou deux ans d'âge qui pourront les remplacer. Ces jeunes pousses devront être bien palissées, dès que possible à l'horizontale. Il faut rappeler qu'en ralentissant la sève, en contrariant son chemin vertical logique, les bourgeons seront plus nombreux à porter les bouquets de fleurs tant attendus.

Janvier 2015 au jardin:

Quand planter les végétaux d'ornement?: la période idéale se situe en fin d'automne et en hiver, pendant le 'repos végétatif', en dehors des périodes de gelées et bien sûr planter est possible après la fameuse Ste-Catherine! Plus le végétal sera planté longtemps avant la remontée de sève (dès Février chez certains végétaux), meilleure sera sa reprise. La date limite théorique pour les racines nues peut se fixer au 1er mars, la limite pour les mottes et les conteneurs au 1er Mai. Pour ces derniers, une plantation plus tardive devra nécessiter une attention plus grande comme par exemple un arrosage régulier et important principalement pendant l'été, car les racines ne se seront pas suffisamment développées avant une éventuelle sécheresse.